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September 19, 2014 - October 31, 2014
Trailers for the Future
Yoko Uhoda Gallery, Liège (B)



The first exhibition, Trailers for the Future, is set to be the firing shot for an abundantly creative year. It gives carte blanche to Aline Bouvy, Alan Fertil & Damien Teixidor, Gaillard & Claude, Jakup Auce, Aukje Koks, Xavier Mary, Benoit Platéus, Frédéric Platéus, and Sarah & Charles – artists who are active on the Brussels scene and whose preoccupations converge towards those of the Simulationist vein incarnated by such prominent persons as Jack Goldstein or Jeff Koons. By taking the side of eclecticism and spontaneity, Trailers for the Future sets the tone of the next events. This gathering of artists originating from different backgrounds assuredly understands itself to be a promise of what is to come, an opening onto a free form of art.

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June 29, 2014 - October 19, 2014
Art et Métaux
Chateau de Jehay, Jehay (B)



L'histoire de la sidérurgie dans notre région, les tensions économiques et sociales engendrées par sa disparition progressive, sont à l'origine du concept de cette exposition d'art contemporain, consacrée au métal à la fois comme matériau et thématique. Cette première édition est l'aboutissement d'un projet cofinancé par le Fonds européen de développement régional, dans le cadre du programme INTERREG IVA Grande Région et est notamment organisée par le Département Culture de la Province de Liège.

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June 22, 2014 - August 31, 2014
Destinations Improbables
Musée Ianchelevici, La Louvière (B)

Le titre DESTINATIONS IMPROBABLES convoque l'idée de voyage, du déplacement -réel ou fictifdes déambulations terrestres, maritimes ou spatiales, de l'errance mentale, des explorations vagabondes et des pérégrinations chimériques.
Des balades en narcolepsie ou sous influences de psychotropes jusqu'aux voyages imaginaires de quelques visionnaires, les images suscitées laissent la part belle au rêve. La fascination de l'ailleurs ou la traversée du miroir permettent de repenser la notion de temps. Apprendre à se perdre, se laisser guider par l’accident déploient des trajectoires aventureuses et inattendues.
De ces géographies instables naissent des cartographies tout aussi improbables. Des pays et des frontières imaginaires où se côtoient les territoires de l'absurde. Évoquer quelques Destinations improbables c'est aussi raconter le voyage, transcrire en mot et en image un périple, laisser une trace de l'expérience, en explorer les souvenirs ou les objets collectés. Les travaux d'une dizaines de plasticiens nourriront le propos à travers divers médiums : peinture, sculpture, installation, photographie, vidéo, ...

Liste des artistes : Francis Alys (B), Cyrille André (F), Bruno Catalano (F), Maurizio Cattelan (I), Wim Delvoye (B), Bénédicte Deramaux (F), Nicolas Desplats (F), Julien Discrit, (F), Antonine Gougeau, (B), Laura Henno (F), Carsten Höller (B), Mona Marchetti (B), Bruno Peinado (F), Frédéric Platéus (B), Philippe Ramette (F), Ben Russell (USA), André Stas (B), Agnes Varda (B)
Une coproduction du Musée Ianchelevici et du Centre Culturel Régional du Centre.



Cee Blunt Zulu Agent,: 2007, 150 x 90 x 100 cm, aluminium composite panels, acrylic glass, wooden crate

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February 9, 2014 - May 9, 2014
Extravagant Traveler
MAC's , Musée des Arts Contemporains de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Grand-Hornu (B)



A self-taught artist, Frédéric Platéus has gone from spontaneous graffiti, which he made in the early 2000s on city walls, to the creation of sophisticated, "designed," shiny and smooth objects. In his sculptures, he combines his attraction to sports, speed, technology, and science-fiction with his love of urban culture and the hip-hop movement. Extravagant Traveler is one of his new projects in which he moves back and forth between the street and the museum. The title of the exhibition refers to a song by American rapper Kool Keith, which describes a traveler whose appearance and “look” allow him to achieve “legend status”. The supersonic engine and “Watch me now!” unveiled by Frédéric Platéus for his exhibition at the Grand-Hornu translate hip-hop culture’s particular type of flamboyant aesthetic and “egotism” into the world of contemporary art. Displayed on a trailer rather than a pedestal, this prototype for futuristic vessels represents a stark contrast with the more outdated vehicle that is towing it. Three films projected in the exhibition record the dynamic of this artwork, meant to travel and to impress great numbers of people.











À la recherche de la forme plastique parfaite synthétisant les cultures urbaines et populaires qui le passionnent, Frédéric Platéus réalise dans des matériaux sophistiqués et industriels des sculptures qui surgissent comme des appendices surnaturels … Le caractère artificiel des prothèses qu’il réalisait dans l’atelier de son père semble avoir déterminé son travail qui, du graphisme à la sculpture, procède par « customisation » d’une matrice existante. Extravagant Traveler, son projet pour le MAC’s, gravite autour d’une de ces œuvres lisses et « clean » dont le profil aérodynamique et les lignes « gonflées» sont empruntés autant au prototype de vaisseaux spatiaux de mangas ou de films S.F. qu’aux calandres des « voitures musclées » (Muscle cars) américaines. Speedtech, Phantom Works, Ultraboyz sont parmi les stickers pour voitures * apposés sur la clinquante carrosserie – genre tunning - qui, dans des typographies particulières prélevées de l’imagerie publicitaire des sports de vitesse, des technologiques high tech ou du mouvement hip-hop, finissent par dévoiler les marques de fabriques de cet engin hybride. Disposée sur une remorque, cette sculpture de plein air voyagera tractée par une voiture au design plus vieillot. Le paysage fantasmé de ses virées est figuré dans l’exposition par un dessin précis et haut en couleur imitant l’esthétique des années 80, tendance pimp : strass, palmier, tapis zébré, … À côté d’autres sculptures dédiées à la vitesse réalisées à partir de pots d’échappement en titane ou de sièges baquets de voiture de sport, toute la dynamique de cette pièce profilée est restituée dans des films projetés dans un espace d’exposition intérieur, à. Le visiteur observe sur trois écrans les effets visuels psychédéliques dûs au cinétisme de l’œuvre futuriste entrainée dans un voyage spatial ( A Space Odyssey ). L’artiste a intentionnellement choisi de focaliser le point de vue des caméras sur l’œuvre même. Ici plus aucune image de la rue ; plus aucune trace de vie terrestre mais des couleurs qui se dégradent, une fuite à toute vitesse du monde matériel… Mais paradoxalement, la performance en apesanteur que promet cet « objet volant non identifié » ne peut se faire sans la voiture de marque BMW, modèle de prédilection des rappeurs des années 80-90 cataloguée un temps comme « voiture de voyous », et la vulgaire remorque qui lui sert de socle. Ces véhicules familiers qui font parties intégrantes de l’œuvre rappellent par contraste la gravité du monde terrestre que le voyageur extravagant s’apprête à défier... Extravagant Traveler est aussi le titre d’une chanson du rappeur américain Kool Keith* qui brosse le portrait d’un voyageur dont les marques extérieures ont permis d’acquérir un statut de légende (Legend Statut). La sculpture entièrement réalisée en tôle miroir par Frédéric Platéus dans son atelier – c’est pour lui une gageure - « a le même rang que les chaines en or portées par les rappeurs » explique-t-il. Flamboyante et délibérément « m’as-tu vu » (« Watch me now ! »), elle cristallise ce rêve de ne pas être commun, ce désir d’affirmation de soi inséparables de la culture hip-hop ; un art de vivre (Wild Style) apparu dans le Bronx. Le voyageur extravagant serait Kool Keith, Tony Montana ou un flic à Miami réunis…. Pour la beauté du geste, cette sorte de dandy d’aujourd’hui emporte un fétiche de pure fantaisie venu d’ailleurs plutôt qu’un banal signe extérieur de richesse (Jet ski, bateau, … ). Par la pratique de l’art, il s’émancipe d’une certaine réalité de quartier, prend sa revanche (sociale) et se fait une place au soleil. Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, «  In your area », le voyageur extravagant refuse d’emprunter les chemins balisés pour une sortie de route qui doit être la plus royale possible. Une chose est sûre : le quidam croisant sur son chemin pareil engin sera décontenancé. L’identifiera-t-il comme sculpture ? Frédéric Platéus honore des démarches créatives qui, du tunning au hip-hop, s’exposent dans la rue ou sur un parking en même temps qu’il interroge les limites de l’art. Transcendant la pratique du tunning qui consiste en la modification à l’extrême d’un objet commun – une automobile -, et puisant dans l’imagerie de la science-fiction qui œuvre à transformer la réalité objective en un récit surnaturel, il expose avec cet objet  extra-ordinaire un comparable glissement de la réalité vers la fiction. Cette posture de vagabond libre convient merveilleusement à Frédéric Platéus qui, pratiquant sans fin le trajet aller-retour de la rue au musée, ne pose aucune limite à son travail de transcriptions d’esthétiques alternatives dans le champ de l’art contemporain. Un domaine dit-il, où « tu peux faire tellement tout ce que tu veux » mais aussi un petit monde qu’il souhaite à tout moment pouvoir quitter. «  Pour certains, il est important de pouvoir courir vite, plus vite que les autres, que ce soit pour s’échapper, pour marquer, se distinguer ou simplement, pour le plaisir procuré par ce sentiment de liberté particulier qui vient renforcer l’effet d’adrénaline »i ont justement écrit certains de ses amis artistes à son sujet.

Julien Foucart Commissaire de l’exposition

November 18, 2012 - February 17, 2013
S.F. Art, science & fiction
MAC's , Musée des Arts Contemporains de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Grand-Hornu (B)



L’exposition occupe tout le musée et présente plus de septante oeuvres d’art moderne et contemporain entretenant des liens avec la science-fiction. Ces oeuvres d’art plastique, sans relever du genre science-fiction au sens strict et sans en partager nécessairement la culture populaire ou le kitsch, véhiculent des notions générées par son univers singulier. Ce genre populaire qui alimente la littérature et le cinéma, mais aussi les arts plastiques depuis des décennies a inventé les voyages dans le temps et dans l’espace, créé les mondes post-industriels ou post-apocalyptiques, engendré les aliens et fantasmé les progrès technologiques.

À travers le film, la photo, la sculpture, l’installation, des artistes des XX et XXIe siècles présents dans l’exposition portent également un regard critique sur des thèmes aussi fondamentaux que la génération d’un espace, la représentation de l’Autre, la conception du futur, la construction d’un mythe ou le rêve d’une utopie. Les oeuvres de Tony Oursler, Bruno Gironcoli ou Anton Corbijn interrogent l’altérité (l’alien) ou le transhumanisme (le robot). On Kawara, Malevitch, Lucio Fontana ou Jacques Charlier partent chacun à la conquête d’un espace à super échelle tandis que Mike Kelley nous invite au voyage opposé dans l’univers miniaturisé d’un super héros mythique. La science avec ses observations intellectuelles vertigineuses engendre même une part de fantasmagorie et d’étrangeté dans les pièces de Larry Bell, d’Anthony McCall ou de Frédéric Platéus. On se prend aussi à admirer la splendeur d’un champignon atomique (Gavin Turk) ou à essayer d’intercepter les ondes d’Édith Dekyndt. L’utopie, la haute technologie, et leurs revers inspirent des réflexions sur le dérèglement écologique (Dominique Gonzalez-Foerster, Peter Hutchinson) ou les mutations génétiques (Tetsumi Kudo). Robert Smithson et João Maria Gusmão & Pedro Paiva invitent à un voyage dans un temps élastique.

Lewis Baltz, Larry Bell, Fred Biesmans, Jacques Charlier, Anton Corbijn, Edith Dekyndt, Thomas Feuerstein, Lucio Fontana, Dora Garcia, Bruno Gironcoli, Dominique Gonzalez-Foerster, João Maria Gusmão & Pedro Paiva, Pascal Haüsermann, Peter Hutchinson, Ann Veronica Janssens, On Kawara, Mike Kelley, Tetsumi Kudo, Kazimir Malevitch, Chris Marker, Anthony McCall, John McCracken, Gianni Motti, Tony Oursler, Panamarenko, Jean Perdrizet, Frédéric Platéus, Robert Smithson, Ionel Talpazan, Gavin Turk, Marie Velardi, Karl Waldmann. Le commissariat de l’exposition est assuré par Denis Gielen. Un ouvrage consacré à la thématique de l’art et de la science-fiction sera réalisé par le commissaire à l’occasion de cette manifestation.



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June 21 - September 09, 2012
Liens artistiques
Musée d'Ixelles, Brussels (B)

POP-UP, Liens artistiques offre un aperçu original et interactif de la création contemporaine belge ! Autour d'une sélection d'œuvres acquises récemment par le Musée d'Ixelles - dont Sven AUGUSTIJNEN, Stephan BALLEUX, Lucile BERTRAND, BONOM, Bert DE BEUL, Edith DEKINDT, FELTEN-MASSINGER, Michel, FRANCOIS, Geert GOIRIS, Gauthier HUBERT, THE PLUG & Stéphanie ROLLIN, Xavier MARY, Denis MEYERS, Jean-Muc MOERMAN, Hans OP DE BEECK, Benoît PLATEUS, Walter SWENEN, Harols THYS & Jos DE GRUYTER, Jan VAN IMSCHOOT, Freek WAMBACQ, Cindy WRIGHT… - leurs créateurs sont invités à exposer une autre de leurs créations mais aussi à ouvrir le spectre en invitant, à leur tour, un jeune artiste de leur choix. Les visiteurs éliront leur coup de cœur et le Musée d'Ixelles offrira une exposition solo au lauréat en 2013. Des visions multiples sur la création contemporaine.



Solid Rock, 2009, 40 x 40 x 40 cm, polyurethane, automotive paint, stainless steel

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May 12 - September 30, 2012
Open Airs
Musée de la vie wallonne, Liège (B)

Du 12 mai au 30 septembre 2012 se déroulera la quatrième triennale d’art public de la Province de Liège. Une dizaine de sculptures monumentales gonflables seront installées aux détours des ruelles, impasses et cours des habitations et musées du centre historique de Liège. Ces oeuvres seront conçues par des artistes belges et étrangers réunis par le sculpteur Johan Muyle. Cette manifestation d’art public est organisée par la Province de Liège en collaboration avec l’Office provincial des Métiers d’Art. Elle s’inscrit dans le prolongement de « Bonjour 24 artistes vous rencontrent » en 2002, « Images publiques » en 2006 et « Aux Arts etc… » en 2010. La manifestation sera accompagnée d’un catalogue publié aux éditions Yellow Now. ORLAN, Claude Lévêque, Peter Kogler, Sophie Giraux, Audrey Frugier, Frédéric Platéus




Inflatable Life Rescue, 2012, modélisation.

Frédéric Platéus n’hésite pas à extirper le geste marginal du tag de ses origines contestataires pour le figer en un objet manufacturé, bâti de néons, de miroirs ou de surface en plastique poli. Carénées telles des voitures de luxe, ses sculptures jouent sur la distorsion du signe imprimé bidimensionnel devenu forme tridimensionnelle, comme si le passage de la seconde à la troisième dimension matérialisait le passage de l’art de la rue à celui des musées. Loin d’une seule et unique préoccupation de légitimation du Street Art, Frédéric Platéus développe un vocabulaire formel audacieux, qui joue sur la séduction des codes visuels de la signalétique consumériste sous ses aspects publicitaires. Avec « Inflatable life rescue 2012 », Frédéric Platéus propose une pièce formelle ouvrant de nouvelles voies sur l’expression de son art. Inspirée de formes géométriques simples, l’œuvre se réfère aux codes couleurs en usage dans le répertoire du matériel de survie pour leur visibilité (orange, blanc, noir). Située dans une cour de récréation, le mystérieux engin joue avec l’ambiguïté de son apparence …

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April 19 - April 22, 2012
Art in the City - Art Brussels
Parc Egmont, Brussels (B)

Outdoor sculpture exhibition in the Egmont Park Since 2009, the City of Brussels supports the fair by acquiring an outdoor sculpture for the improvement of the public space projects. Each year one of the artists participating in “Art in the City” is invited to create an outdoor sculpture for a specific public space for the city of Brussels. The artists in the exhibition are represented by galleries showing in the fair. The exhibition takes place in the idyllic Egmont Park, located in the heart of Brussels, next to the Hotel (formerly the Hilton hotel). .

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October 14 - October 23, 2011
PEARL OF THE NORTH
Palais d'Iena, Paris (F)





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September 29 - November 6, 2011
Art Public Namur
Commission des Arts de Wallonie, Namur (BE)



Beaucoup en ont rêvé … Frédéric Platéus l’a fait : il s’est construit sa propre fusée astronautique. Il explique que la pièce « est à mettre en relation avec une réelle passion pour la conquête spatiale et plus généralement pour la communauté scientifique. L’idée de construire une fusée m’est aussi venue en observant le bâtiment aux abords duquel j’étais invité à intervenir. La Maison de la Culture de Namur m’apparaît comme un édifice rigoureux, robuste mais aussi dynamique. Même si sa construction date de 1964, je le rattache à l’esthétique de l’Expo ‘58 avec l’importance que les engins spatiaux y avaient, notamment le Spoutnik du Pavillon soviétique dont l’image fait partie de notre mémoire collective. J’ai maintenant l’impression en regardant la pièce installée qu’elle modifie l’aspect du bâtiment ; elle est comme un accessoire devenu indispensable. »1
La fascination pour les sciences exactes constitue le fil rouge d’une grande partie du travail de Frédéric Platéus. On peut y nouer des oeuvres comme ses variations sur le Rubik’s Cube (Plateus Bipolar, 2007 ; Monster Skewb, 2008…), son Virtual Cuboctahedron (2009) - un polyèdre à huit faces triangulaires et six faces carrées -, son Levitating Pad (2009) - une plate-forme en aluminium strié en damier, destinée à accueillir les exercices de lévitation auxquels se livre l’artiste qui parodie les entraînements des astronautes - ou son Ajax Revisited (2009). Cette sculpture, dessinée au départ des formes d’un modèle d’aéronef volant à grande vitesse, le X-43A Scramjet « Ajax », partage en outre avec Silver Rocket la caractéristique d’être la reproduction d’un objet préexistant. Elles sont également façonnées dans le même matériau : l’inox poli miroir. « J’aime, déclare l’artiste, l’idée que l’état ‘poli miroir’ constitue un stade de finition ultime, de perfection dans le traitement de la matière. Cela correspond à ma façon d’élaborer mes sculptures que je remets sans cesse sur le métier. Et, puis, il permet d’exploiter les possibilités expressives des reflets sur lesquels je travaille depuis mes premières pièces tridimensionnelles. Les miroirs donnent des volumes très francs, très purs et des effets de lumière intenses, notamment avec l’irisation des éclairages naturels ou artificiels à leur surface. Ils ouvrent aussi des espaces illusionnistes : les objets ou les personnes apparaissent ou disparaissent. On le voit bien avec ‘ma’ fusée qui, sous certains angles et éclairages, tend à s’effacer. »2 On peut ici suivre Devrim Bayar qui intègre les définitions formelles des sculptures de Platéus à la tradition du Finish Fetish, mouvement né sur la côte ouest des États-Unis, à la fin des années 1960, où des artistes « puisent leur inspiration en toute liberté dans leur environnement quotidien à Los Angeles : la culture populaire, les sports en vogue (notamment le surf), les techniques artisanales (la peinture sur tôle métallique, par exemple) et les technologies de pointe (l’industrie aéronautique étant alors en plein essor). »3
Silver Rocket se distingue encore par l’emploi d’un matériau industriel qui, récent dans l’oeuvre de Frédéric Platéus, s’accorde tout à fait à sa volonté de créer des objets hightech aussi irréels qu’impeccables. La sculpture est en fait constituée d’éléments standards de conduit pour cheminée ; seules les réductions entre les différents diamètres doivent être spécifiquement manufacturées. Elle s’inscrit dans la foulée des recherches entamées avec une série intitulée Arpanet (pour Advanced Research Projects Agency Network, l’ancêtre d’Internet) dont les premières pièces ont été présentées, en mai 2011, lors de l’exposition Pole Gry à la Zacheta National Gallery of Art de Varsovie.

Pierre Henrion

1 Entretien entre F. Platéus et l'auteur, octobre 2011. 2 Idem. 3 Devrim Bayar, Frédéric Platéus : odyssée de l’espace, dans Frédéric Platéus. Document Evidence, Liège/Paris, 2010, p. 86.



Ce jeudi, Rudy Demotte a inauguré la sculpture de Frédéric Platéus, la Silver Rocket, à la Maison de la Culture de Namur.
Cette œuvre avait été conçue dans le cadre de l’exposition « Art Public Namur 2011 ». Elle vient d’être acquise à titre définitif par la Wallonie et ornera désormais la façade latérale de la Maison de la Culture de Namur.
Lors de l’inauguration le Ministre-Président a insisté sur le fait que cette initiative contribue à donner du sens dans notre société de l’immédiat, de l’individualisme exacerbé et de la recherche éperdue du rendement. Ce sont des initiatives dont le caractère gratuit et universel nourrit la réflexion de chacun et c’est précisément dans ce cadre que s’inscrit l’inauguration de cette sculpture.
Pour la Wallonie, le projet culturel constitue un enjeu de taille. Au-delà des importantes retombées économiques qu’il génère, la Silver Rocket contribue à renforcer l’image internationale de la Wallonie portée, dans de très nombreux domaines, par des « ambassadeurs » prestigieux.

Tel un emblème !

Ce partenariat entre la Wallonie et la Province de Namur permet à la Maison de la Culture de se doter durablement d’un emblème visuel particulièrement fort.
En effet, en lançant cette « Silver Rocket » au confluent de la Sambre et de la Meuse, Frédéric Platéus incite à regarder toujours plus haut. De plus, cette sculpture témoigne de l’audace créatrice dont la Wallonie peut faire preuve et que nos artistes illustrent mieux que quiconque.
Enfin, la Wallonie est une Région caractérisée par son ouverture sur le monde. En donnant notre capitale pour écrin à un de nos artistes les plus prometteurs, nous n’ambitionnons pas uniquement de promouvoir notre culture… Il s’agit également d’inciter chacun à dépasser ses limites- souvent mentales-, afin de contribuer pleinement au décollage de notre Région.

Sophie Paczkowski – Porte-parole de Rudy Demotte http://demotte.wallonie.be/



Silver Rocket, 2011, stainless steel, 900 x 160 x 160 cm. Courtesy Commission des arts de la Région wallonne.

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May 27 - July 31, 2011
Pole Gry / Le Terrain de Jeu
Zacheta National Gallery of Art, Warsaw (PL)



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March 18 - April 23, 2011
Solid Rock
Project room, Galerie Baronian_Francey (B)





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DOCUMENT EVIDENCE
Coédition Espace Uhoda - Marion Meyer Contemporain
Design Donuts
Texte de Devrim Bayar















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June 22 - July 31, 2010
Phantom Works
Marion Meyer Contemporain, Paris



Platéus Generation

Part of the originality of Frédéric Platéus' work comes from his fascination with certain objects and figures connected to sports, technology and science fiction. The other comes from his going back and forth with the movements that come from popular and urban culture. His sensitivity to the urban environment has made him a "painter of modern life" who cares about words in art, about the object and about reflections. His virtuosity in generating forms makes his works kinds of UFOs in the same way as Proteus IV, the robot in Donald Cammel's film, who fabricates a geometric body for itself from a cube that can move in space by deploying itself in pyramidal forms. If for many photographers sculpture is virtually present in the way they carve out space, play with contours and frame architecture, for Platéus, the photographs, neon light graffiti and patches refer to sculpture as a dream of a perfect image.


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April 24 - May 29, 2010




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February 5 - May 16, 2010
BUY-SELLF // RETOUR VERS LE FUTUR
CAPC, musée d'art contemporain de Bordeaux



Magneto, 2008, aluminium, acrylic glass, neon, 160 x 320 x 240 cm. Courtesy Domaine départemental de Chamarande (F)

Le CAPC a invité l’association artistique Buy-Sellf à proposer une exposition qui permettra de faire le point sur les artistes et les oeuvres dont le groupe a récemment accompagné la production. Depuis plus de dix ans Buy-Sellf développe des stratégies de soutien, d’accompagnement et de dévelop­pement du travail des artistes plasticiens, en inscrivant principalement sa réflexion autour des problématiques liées à la production dans ses dimensions techniques, socio-politiques, économiques et marchandes.

Artistes présentés :

Wilfrid Almendra, Fayçal Baghriche, Beni Bischof, Simon Boudvin, Lilian Bourgeat, Stéphanie Cherpin, Clédat & Petitpierre, Anne Colomes, Patrice Gaillard et Claude, Vincent Kohler, Laurent Kropf, Vincent Laval, Briac Leprêtre, Stéphane Magnin, Tony Matelli, Damien Mazières, Mathieu Mercier, Nicolas Milhé, Anita Molinero, Nicolas Moulin, Bruno Peinado, Alexandra Pellissier, Laurent Perbos, Frédéric Platéus, Guillaume Poulain, Jérémy Profit, Serge Provost, Sylvain Rousseau, Victor Vasarely, Stéphane Vigny


« Retour vers le futur » emprunte son titre à une célèbre trilogie de Robert Zemeckis qui repose sur un voyage dans le temps. Le procédé, un des thèmes récurrents de la science fiction, consiste à se projeter dans une autre dimension temporelle afin d’exposer une vision du futur. Ce mécanisme est ici le prétexte à une exposition-repère sur l’activité du groupe Buy-Sellf. « Vers le futur » englobe en effet une dimension rétrospective et prospective : un retour sur des oeuvres nées du programme de production, un focus sur les artistes emblématiques qui ont marqué l’histoire de la structure (Anita Molinero, Mathieu Mercier, Bruno Peinado, Laurent Perbos, Guillaume Poulain, Wilfrid Almendra…) et la mise en lumière de projets d’artistes émergents qui crée la détente nécessaire à une projection dans l’avenir (Sylvain Rousseau, Stéphanie Cherpin, Frédéric Platéus…).

La référence au cinéma de genre agit comme une trame dans le dispositif scénographique de cette exposition qui joue volontairement au simulacre d’effets spéciaux, usant de clairs-obscurs, de mises en scènes et d’artifices, intégrant les oeuvres comme autant de points d’ancrage employés à la construction d’un fil narratif. A l’exploration des phénomènes de récits s’adjoint ainsi celle des tonalités, des rythmes, des ambiances et des factures. La fantasmagorie collective et les possibilités de réappropriation de cette culture populaire sont largement interrogées.

Les questions et les formes de la modernité sont abordées avec les oeuvres de Damien Mazières, Frédéric Platéus ou encore Victor Vasarely. L’oeuvre de Nicolas Moulin nous transporte dans un univers mêlant architecture totalitaire et paysages post nucléaires. Anita Molinero déploie une oeuvre importante en polystyrène fondu dans un long travelling apocalyptique. La vidéo de Fayçal Baghriche se situe dans une temporalité inversée qui provoque trouble et vertige. L’autoportrait de Tony Matelli se consume éternellement et nous plonge quant à lui dans une profonde mélancolie.

Des oeuvres parraissent échapper à toute logique thématique. Les dessins d’Anne Colomes, paysages oniriques et naturalistes sont emprunts d’une forte dimension contemplative et vibratoire. La sculpture de Vincent Kohler, « Woody », figure totémique ironique et enfantine, apparaît dans ce contexte comme un anachronisme réjouissant et malicieux. La pièce de Briac Leprêtre « Erzatz », foyer à peine incandescent, nous ramène à l’âge des cavernes, à cet état primitif de la civilisation qui pourrait constituer un des pires scénarios pour le futur de l’ humanité. Elles répondent à une forme de paradoxe logique et reprennent à leur compte les mots d’Albert Einstein « J’ignore la nature des armes qu’on utilisera pour la prochaine guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres."

Informations: Buy Sellf : http://z3buysellf.free.fr/capclight.pdf

CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux Entrepôt Lainé 7, rue Ferrère F-33000 Bordeaux Tél. : 33 (0)5 56 00 81 50 Fax : 33 (0)5 56 44 12 07 capc@mairie-bordeaux.fr


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November 27 - December 24, 2009









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April 25 - June 7, 2009

NO STYLE NO GLORY, IANCHELEVICI museum, La Louvière Belgium
A curatorial project of Pierre Henrion

Stephan Balleux, Michael Dans, Messieurs Delmotte, Idel Ianchelevici, Sophie Langohr, Jacques Lizène , Frédéric Platéus, Nicolas Kosakis, Thomas Urban

Dans le cadre du 100e anniversaire de la naissance d’Idel Ianchelevici

Les œuvres contemporaines ne se suffisent-elles pas à elles-mêmes ? Pourquoi les trouve-t-on si souvent associées autour de thèmes qui, il faut bien le reconnaître, échappent parfois aux artistes ? C’est une figure devenue classique : le commissaire d’exposition se pose en créateur par l’assemblage de telle pièce à telle autre autour de questions philosophiques, politiques, sociétales, éthiques … le tout sous un titre de préférence obscur ; pourquoi pas No style No glory ou autre chose. Certaines expériences sont fructueuses. Les moins convaincantes prennent la forme d’un bric-à-brac colmaté ad nauseam par une pâte pétrie de l’orgueil de leur concepteur … on s’est pris dans leur catalogue à atteindre des sommets d’enflure rhétorique dignes du maire de Champignac – le ville imaginaire de Spirou et Fantasio – dans le discours d’inauguration de son propre monument commémoratif. L’exposition qui sera présentée au Musée Ianchelevici au printemps 2009 ne revendique pas de « thématique ajoutée » à celle que les œuvres développent. Stephan Balleux, Michael Dans, Messieurs Delmotte, Sophie Langohr, Jacques Lizène, Selçuk Mutlu, Frédéric Platéus, Nicolas Kosakis et Thomas Urban … sont invités à présenter leur travail au côté des œuvres d’Idel Ianchelevici. La sélection et la présentation sont en définitive l’honnête (L’art ne doit-il pas dire la vérité ?) reflet d’un certain état de la création actuelle, du sens du travail de chacun, des moyens disponibles, de l’envie des artistes d’exposer des pièces en rapport avec les collections en place …


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December 4-14, 2008

Architectures of Survival

Curated by Komplot and presented in conjunction with Art2102 in Los Angeles, December 2008
With the support of the Commissariat general aux relations internationales, the Ministry of Culture of
French Community of Belgium, the French and Belgian Consulates in Los Angeles

"All artists are alike. They dream of doing something that's more social, more collaborative, and more
real than art." - Dan Graham.

Exhibition at Outpost for Contemporary Art and Open Gallery
December 4-14, 2008
Opening Reception Thursday, December 4, 6-9pm
Hours: Fridays and Saturdays, 12-4pm
6375 N. Figueroa Street, LA CA 90042

Featuring work by Ivan Argote, Bad Beuys Entertainment, Pauline Bastard, Aline Bouvy / John Gillis,
Francisco Camacho, Jean-Philippe Convert, Simona Denicolai & Ivo Provoost, David Evrard, Yona
Friedman, Hugues Marechal, Messieurs Delmotte, NG, Michalis Pichler, Frederic Plateus, Jim
Skuldt, Jaro Straub, The Centre of Attention, Jason Wallace Triefenbach, Michael Van Den Abeele,
Andrea Winkler.

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November 29, 2008 - February 02, 2009

UN-SCENE

WIELS Contemporary Art Center Avenue Van volxem, 354. B-1190 Brussels Forest Belgium

During the last ten years we have beheld the emergence of a new generation of artists, in Flanders,
in Wallonia and in Brussels. The exhibition focuses on 20 Belgian emerging artists. This first subjective and hypothetical perspective is curated by Wiels (Devrim Bayar, Charles Gohy and Dirk Snauwaert). The survey allows to reveal the lines of force, common traits and the individual journey of each artist of this generation. Thereby the public will discover the preoccupations and the talents of the artist. In doing so, this exhibition will not deceive all of those looking out for the artists of tomorrow.

The survey will be accompanied by screenings, performances and 4 debates organised by the
magazines A-Prior, Code, Janus and Sic.

Artists
Agentschap/Agence/Agency, Stephan Balleux, Aline Bouvy & John Gillis, Vaast Colson, François Curlet,
Michael Dans, Koenraad Dedobbeleer, Lucile Desamory, Vincent Geyskens, Tina Gillen, Geert Goiris,
Valérie Mannaerts, Xavier Mary, Benoît Platéus, Frédéric Platéus, Jimmy Robert, Gert Robijns,
Ivo Provoost & Simona Denicolai, Harald Thys & Jos De Gruyter, Heidi Voet



Frédéric Platéus develops an artistic course in which numerous influences, subultures and hybridations of a globalised world merge. Thus he works on the conquest of a play space for the reinvention of identities and the redefinition of acknowledged cultural hierarchies. Through a strategy of camouflage he ingeniously mixes all sorts of materials, ranging from astrophysics, graffiti and UFOs, to art history.





Un-Scene, Frédéric Platéus, exhibiton view at Wiels, mixed media, dimension variable


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April 25 - May 31, 2008

Galerie Marion Meyer
15 rue Guénégaud F-75006 Paris

April 25- june 14, 2008

Buy-Sellf Art Club
101 rue Consolat F-13001 Marseille

DOCUMENTATION EVIDENCE


Frédéric Platéus développe un parcours à la confluence de nombreuses influences importées, résultat des hybridations d’un monde globalisé. Les « sous-cultures » peuvent ici être entendues comme la conquête d’un espace de jeu pour la réinvention des identités et la redéfinition des hiérarchies culturellement admises. Pour l’exposition Slam Dunk Case - dont le titre évoque une figure technique du basktetball américain qui fait passer par aisé un incroyable effort physique, il donnait à voir un ensemble de ses sculptures Bomb R, à partir de la stylisation de la lettre R, transposée du graffiti à la 3D et gonflée à la manière throw up, habituellement associée à la peinture à l’aérosol. Réunies dans la galerie sur un plancher de basketball, les Bomb R sont à la fois identiques dans leur forme et différentiées par les couleurs : tel un gang prenant la pose, chacune décline des signes distinctifs particuliers tout en affichant leur appartenance à un groupe. Le R est néanmoins plutôt abstrait, issu de la conjonction de plusieurs styles appartenant à différentes traditions du graff : une langue confidentielle seulement lisible par les membres d’un crew aptes à la décoder.

Le graffiti porte en lui-même le désir de produire des effets 3D, autant dans les motifs graphiques de perspective et mouvement que dans sa relation avec l’espace, cherchant à augmenter l’impression d’une invasion de la ville à travers les murs. Le passage d’un environnement urbain à l’espace de la galerie, active des modes de lecture qui se concurrencent : s’agit-il d’une sculpture au design high-tech, cherchant à effacer toute trace d’exécution manuelle, à l’image des minimalistes américains voulant mettre à distance l’expression démiurge d’une subjectivité ?

Frédéric Platéus s’est introduit dans une communauté dédiée à la customisation de Rubik cubes, à partir de l’étude sur les possibili-tés de division d’un polyèdre selon des axes de section symétriques. Ses Twisty Puzzle, dont des exemples de manipulation sont visibles sur You Tube, ressemblent fortement à une sculpture futuriste tombée d’un vaisseau spatial. Fasciné par le fait que les axes de coupe d’un Rubik cube directement liés à la géométrie moléculaire, il a décidé d’appliquer une méthode analogue de découpe à des portraits (dans la série Scrambled). Parmi les personnes ainsi difractées, on y trouve autant l’astrophysicien Jean-Yves Plesseria, qu’une femme Lieutenant Général de l’armée américaine, ou le computer scientist Frank Tiex. Malgré l’explosion visuelle, tous les éléments de l’image y sont, il suffit de les décoder une stratégie de camouflage, dont il était déjà question dans une de ses précédentes sculptures, qui semble être une métaphore exemplaire pour son travail. Il n’est d’ailleurs pas surprenant que l’artiste soit fasciné par des domaines de connaissance aussi spécifiques : qu’il s’agisse d’astrophysique, de graffiti ou d’histoire de l’art, le plaisir à regarder ses sculptures est indissociable du niveau de connaissance des règles et codes de chacune de ces zones de recherche et de notre capacité à circuler et à sauter les barrières entre elles.


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April 28 - June 10



For the opening of it's new gallery in Liege, l'Espace Uhoda has the pleasure to present 'Slam Dunk
Case', an exhibition of recent works by young artist Frédéric Platéus.
In the jargon of American basketball, a 'Slam Dunk' is when a player, in a highflying jump, guides the ball with his hands through the ring of the basket. This is the most spectacular move that exists in basketball and more than anything else, evokes in the finest sense the use of the word 'cool' in sport of the highest level, i.e. the ability of the athlete to make an extreme
physical effort look completely natural and easy.
The sculptures of Frédéric Platéus possess this same quality. Physical effort of the player is in this case replaced by the visual intensity of futuristic and hi-tec lines that the artist applies to most of his objects. The obliteration of any trace of manual execution, and the strangeness of the perfection in the complex assemblies, give them a power of stylised appearance. In spite of the absence of anthropomorphic elements, his sculptures activate the spectator's consciousness through a physically stimulating perception.

Impermeable to any interpretation, which would only slide awkwardly on the hyper smooth surfaces of these objects, the only possibility to approach them can be with a face-to-face rapport. The extreme pleasure that the observation of sport evokes in spectators is dependent upon their level of knowledge of the rules and codes. Beside this collection of information, around which the game is constructed, there is also the personality of the player, or rather, his attitude.

Before making his first sculptures, Frédéric Platéus, alias RECTO, was a striking figure on the international graffiti scene. It's from the desire to produce in three dimensions the letterings of his 'graffs' and to decontextualize them from their urban environment that he arrived at a technique using cut coloured perspex, folded, then assembled, in order to recreate them as autonomous objects. He dressed the first 3D 'RECTO' in a sophisticated packaging, the sculpture remaining visible inside the interior of its box thanks to the transparent plasticized opening on it's front face. In all, it resembled a futuristic toy; the kind of Lego Technics set that would have elicited cries of envious desire in more than one kid hanging on the arm of their mother at Christiaensen in the 1980's.

Progressively, the letters morph into modular geometric forms. The materials diversify and specialize; behind the translucent perspex, neons appear and with this, the promise of high fidelity in the renderings.The size of the sculptures increases. The results become more and more complex.

Coldcrusher05, shown for the first time beside the mural interventions of Jean-Luc Moerman at Galerie Suzanne Tarasiève in Paris last year, condenses by itself a multiplicity of evocations. Minimal, cold and controlled by it's unrelenting profilation – psychedelic, from it's colours and overlapping forms, the work resembles in a way a hallucination that Sol Lewitt and Dan Flavin would have had together in an altered state. If indeed in the 1960's, the appearance of geometric sculptures, weakening the notion of subjectivity in art, were first qualified as 'cool art' because of the coldness they suggested and the fact that they seemed to 'be at distance', then the works of Frédéric Platéus constitute another echo by the fact that we could consider his objects as cool sculptures. In their own way, they crystallize the energies of his culture, that is to say the one of graffiti, hip-hop and street culture in general; a culture for whose followers 'coolness' resides in emotional distance, a reserved and individual attitude that does not exclude friendship, which remains one its strongest values.
The new series of sculptures of Frédéric Platéus, the Bomb-R, seem to be conceived as if an exaggerated stylisation of the letter R had been inflated with water. These 3D 'throw up' have individual presence whereas their form is identical. They present themselves to us in a group, like a 'gang' striking a pose. Their attributes seem to be selected in a precise way: the choice of nuances pointing to the economy of the colours used for 'flops' carried out quickly in the street. However, the extremely reflective surface of these sculptures also evokes the body of certain racing cars. Speed is also suggested by a series of lines reinforcing the aero dynamism of the shape, just as the combination of some colours evokes the famous training shoe Nike Air Max.

For some, it is important to be able to run quickly, more quickly than the others, either to escape, mark, be distinguished or simply, for the pleasure gained by this particular feeling of freedom which is reinforced by the effect of adrenalin. For others, it is the importance to be in continual displacement, with freedom to nourish time necessarily and be impregnated by a context, circulate among various communities and be accepted there without the pressure to conform, and then to be able again, to take a breath of fresh air with ease. It is the parabola of The Incredible Hulk, it is the 19th Century Dandy, it is Kool Keith but it is especially the capacity to make a move as soon as things stagnate. This also, in its slang significance, is the art of a 'Slam Dunk'.


Aline Bouvy


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